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La collection beaux-arts

La comète de Donati de 1858

© Denis Vidalie
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Les collections développent deux grandes thématiques : l’art religieux médiéval dans l’ancien duché de Savoie et la peinture de paysages alpestres.

Dans la seconde moitié du 19e siècle, les achats des premiers conservateurs et les dons des artistes constituent le noyau de la collection de paysages alpestres régionaux. Les peintres souvent formés à l'école genevoise et installés aux environs d’Annecy représentent paysages du lac et montagnes.

L’arrivée de Louis Lachat à la tête du musée d’Annecy en 1933 marque un tournant important dans l’histoire des collections. Premier conservateur « non naturaliste », peintre lui-même, il porte sur les collections un regard profondément différent et la peinture fait l’objet, pour la première fois, d’une véritable politique d’acquisition. Cherchant à enrichir les collections par la présentation d'oeuvres d'artistes modernes, le nouveau conservateur, après avoir fait don de ses propres toiles, se tourne vers les artistes des Salons et multiplie les voyages à Paris. Les peintres Georgette Agutte, Maximilien Luce, Jean-Paul Laurens, Pierre Montézin, Raphaël Collin, le graveur Norbert Goeneutte, pour n’en citer que quelques-uns, font ainsi leur entrée dans les collections.

Kermouster

Kermouster

© Denis Vidalie
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Vue du lac d'Annecy

Vue du lac d'Annecy

© Denis Vidalie
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Des débats autour des acquisitions de peinture moderne sont régulièrement mentionnés dans les compte-rendus des réunions de la commission du musée. Ainsi le 10 juin 1922, pour une toile qui ne fait pas l’unanimité, il est rappelé que « les fonds du musée doivent être conservés pour les acquisitions d'œuvres intéressant le pays ». Les avis sont à tel point partagés que le maire termine la séance « en disant que dans ces conditions il y a lieu de renoncer jusqu'à nouvel ordre à l'achat de tableaux ou d'œuvres d'art, le crédit du musée sera consacré à d'autres branches », mettant ainsi un coup d’arrêt aux acquisitions de peintures dans les années suivantes.

L’art religieux ne fait pas l’objet d’une campagne aussi systématique d’acquisition. Cependant des œuvres importantes du 15e siècle entrent au musée grâce à des dons, comme le diptyque du Christ bénissant la Vierge, en 1860, ou encore le volet de retable du Couronnement de la Vierge, en 1885.

Au 20e siècle, les legs, comme celui de Georges Martin en 1943, ont permis aux collections de s’enrichir et de s’ouvrir aux arts graphiques et à la statuaire savoyarde du 13e au 17e siècle.

Les collections développent deux grandes thématiques.

L’art religieux médiéval dans l’ancien duché de Savoie

L’art religieux médiéval dans l’ancien duché de Savoie présente des peintures et un ensemble de sculptures en bois polychrome, témoins des multiples influences artistiques qui ont traversé les territoires savoyards.

Saint Pierre

Saint Pierre

© Dominique Lafon
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Saint Antoine

Saint Antoine

© Denis Vidalie
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Couronnement de la Vierge, volet  de retable

Couronnement de la Vierge, volet de retable

© Dominique Lafon
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Au 15e siècle, sous le règne d’Amédée VIII (1391-1451), le futur pape Félix V, le duché de Savoie rivalise avec la cour de Bourgogne comme en témoigne le chroniqueur bourguignon Olivier de la Marche louant le sage gouvernement du duc qui a fait de l’Etat de Savoie, « le plus riche et le plus plantureux de tous ses voisins ». Terre de passage, à la croisée des chemins entre la riche Bourgogne, la puissante Genève, la France et l’Italie, la Savoie constitue au Moyen Age l’un des plus importants carrefours artistiques d’Europe. Si des offices administratifs modernes s’installent progressivement à Chambéry, la cour reste itinérante. Elle attire et recrute les meilleurs artistes européens, peintres, enlumineurs, sculpteurs, musiciens ou même cuisiniers pour décorer et animer ses résidences du Bourget, de Thonon, Ripaille ou Turin.

Les pèlerins se rendant à l’abbaye de Saint-Antoine en Viennois, à Saint-Jean-de-Maurienne ou à Compostel, les marchands fréquentant les foires de Genève, les émissaires diplomatiques avec leur suite, les artistes et les œuvres franchissent les Alpes empruntant les cols du Mont-Cenis, du Grand et du petit Saint-Bernard. La Savoie apparaît ainsi comme un creuset culturel unique où se mêlent de multiples influences. Les commanditaires sont nombreux. Cour princière, seigneurs ruraux, notables urbains, gens d’église font appel à des artistes locaux mais également à des peintres ou sculpteurs venant de la vallée du Rhin, d’Italie, du Sud de la France, des Flandres… Devenu gendre de Philippe le Hardi par son mariage avec Marie de Bourgogne, Amédée VIII fait ainsi appel à des artistes bourguignons pour la construction de la Sainte Chapelle de Chambéry. Si au Moyen Age les artistes se déplacent couramment de chantiers en chantiers au gré des commandes, collaborant les uns avec les autres, les œuvres et les modèles circulent également le long des routes. Le diptyque représentant Le Christ bénissant la Vierge est ainsi probablement une œuvre d’importation dans laquelle se lit fortement l’influence flamande dans l’attitude et le voile de la Vierge.

Les ateliers de sculpteurs qui ont travaillé sur le territoire savoyard, tel celui du maître de la Pietà des Antonins, commencent progressivement à se dessiner au fil des études. Ils sont liés à l’important réseau monastique qui couvre le territoire et au développement des villes, telle Chambéry, siège des organes centraux du pouvoir. Le Maître de la Pietà des Antonins est le nom choisi pour désigner un artiste anonyme, d’après un groupe sculpté de la Vierge portant sur ses genoux le corps du Christ mort entre saint Jean et sainte Marie-Madeleine. Ce groupe proviendrait de l’église des Antonins, chantier majeur de la ville au 15e siècle. D’autres œuvres ont été attribuées à ce maître ou à son atelier, actifs à Chambéry au tournant du 16e siècle mais dont on retrouve la trace jusque dans la vallée d’Aoste et dont l’influence stylistique semble avoir été importante sur l’ensemble du territoire. Le bas-relief provenant d'un retable et représentant le miracle de saint Hubert lui est attribué.

 
Mise au Tombeau du Saint Sépulcre

Mise au Tombeau du Saint Sépulcre

© Lionel Lefèvre
Description :

La mise au tombeau est installée après restauration dans la tour Saint-Paul du musée-château.

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Pièce majeure de la collection médiévale, la mise au tombeau, attribuée à un sculpteur bourguignon au milieu du 15e siècle, est exposée au rez-de-chaussée de la tour Saint-Paul.

Cet ensemble provient de l'ancienne église du Saint-Sépulcre d'Annecy. Les fragments sculptés ont été découverts en 1898 dans une fosse lors du percement d'une canalisation à proximité de l'emplacement du maître-autel de l'édifice. Les vestiges de l'ancienne église, vendue à la Révolution et transformée en fabrique de poterie puis en habitation, ont été rasés en 1966. Autour du corps du Christ mort sont regroupés les deux porteurs, Nicodème et Joseph d'Arimathie, Marie-Madeleine, deux Saintes Femmes et saint Jean, qui soutenait la Vierge aujourd'hui perdue. La figure de saint Antoine, reconnaissable à son bonnet et à la mèche en forme de flammèche qui s'en échappe, est très rare dans les mises au tombeau médiévales.

Saint Antoine de la Mise au Tombeau du Saint Sépulcre

Saint Antoine de la Mise au Tombeau du Saint Sépulcre

© Lionel Lefèvre
Description :

La mise au tombeau est installée après restauration dans la tour Saint-Paul du musée-château.

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Saint Jean de la Mise au Tombeau du Saint Sépulcre

Saint Jean de la Mise au Tombeau du Saint Sépulcre

© Lionel Lefèvre
Description :

La mise au tombeau est installée après restauration dans la tour Saint-Paul du musée-château.

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Sainte femme de la Mise au Tombeau du Saint Sépulcre

Sainte femme de la Mise au Tombeau du Saint Sépulcre

© Lionel Lefèvre
Description :

La mise au tombeau est installée après restauration dans la tour Saint-Paul du musée-château.

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Malgré son état fragmentaire, la mise au tombeau de l'église du Saint-Sépulcre d'Annecy est une œuvre majeure, tant pour l'histoire de la ville que pour celle de la sculpture religieuse dans les Etats de Savoie au Moyen Age. Attribuée à un sculpteur bourguignon, elle témoigne de la richesse des échanges artistiques en Savoie dans la première moitié du 15e siècle.

La peinture de paysages alpestres

La peinture de paysages alpestres est un autre point fort de la collection.

Les diverses représentations des massifs alpins traduisent au fil des siècles la manière dont les artistes ont ressenti ces paysages si particuliers, d’abord inaccessibles et terrifiants, puis, à partir du 18e siècle, progressivement domestiqués. De l’arrière-plan décoratif et imaginaire, la montagne devient au 19e siècle, sujet principal du tableau, reflétant ainsi l’évolution du regard des hommes et la lente appropriation de cette nature.

En 1444, le peintre souabe Conrad Witz, situe la scène de la Pêche miraculeuse sur le Léman. Ce tableau, aujourd’hui conservé au Musée d’art et d’histoire de Genève, est la première représentation d’après nature du lac et de la chaîne du Mont-Blanc. Au 16e siècle, des croquis des Alpes sont connus, ramenés de leurs voyages par Dürer ou Léonard de Vinci. Mais ces exemples sont isolés. Rares encore sont ceux qui s’aventurent sur ces terres inhospitalières, à part quelques chasseurs, pasteurs ou cristalliers. La montagne reste le centre de toutes les peurs et jusqu’au 18e siècle quand elle apparaît dans les tableaux, elle est à l’arrière-plan, simple cadre au sujet principal, écrin irréel et toujours fantaisiste.

Au 18e siècle, c’est la littérature qui va la première s’emparer des Alpes et apporter un autre regard sur ces « sommets affreux et inquiétants ». Le poète Haller est ainsi considéré comme le véritable « inventeur des Alpes ». Il publie en 1732 Die Alpen et fait de ces montagnes un paysage. Jean-Jacques Rousseau lie les sentiments de l’âme à la nature et en 1761 son roman, La Nouvelle Héloïse, qui a pour cadre une petite ville au pied des Alpes, met indéniablement cette région à la mode. Parallèlement les traités de peintures commencent à décrire les Alpes comme un point de destination au même titre que Rome ou la Grèce et l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert témoigne de cette sensibilité nouvelle en publiant des descriptions enthousiastes des glaciers suisses. C’est le côté esthétique de la montagne qui est pour la première fois mis en lumière.

Des expéditions scientifiques s’organisent dans la seconde moitié du 18e siècle auxquelles les peintres participent. Entre 1780 et 1786, Benjamin de La Borde publie un ouvrage intitulé Tableaux topographiques, géographiques, historiques et pittoresques… de la Suisse illustré de plus de 400 gravures qui contribuent à diffuser ce goût nouveau pour les sommets. Le peintre Claude-Louis Châtelet participe aux expéditions en tant que dessinateur.

Vue du Val de Travers

Vue du Val de Travers

© musée-château
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Vue de l'Oberland

Vue de l'Oberland

© musée-château
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En 1786, le chercheur de cristaux Balmat et le médecin Paccard parviennent au sommet du Mont-Blanc puis l’année suivante ce sera le tour du physicien genevois Horace-Bénédict Saussure, qui est accompagné du peintre Max-Théodore Bourrit, pour illustrer son Voyage dans les Alpes paru en 1779.

La montagne est progressivement devenue spectacle et les Alpes, plus particulièrement le massif du Mont-Blanc révélé par les exploits des premiers ascensionnistes, attirent des voyageurs de marque : Goethe, David, John Ruskin, Turner ou Gustave Moreau. Il devient une étape incontournable du « grand tour », voyage à travers l’Europe jusqu’en Italie effectué par les jeunes gens de la bonne société anglaise.

Vallée de Chamonix

Vallée de Chamonix

© musée-château
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Le 19e siècle est marqué par la naissance d’une véritable école du paysage alpestre qui s’épanouit autour des ateliers genevois dans lesquels s’élabore peu à peu un langage nouveau. François Diday (1802-1877) apparaît comme le chef de file de ce courant. Remplaçant les séances de modèle vivant des peintres d’histoire, les « courses de paysages » amènent les peintres sur les chemins de montagne pour dessiner sur le motif. La peinture de montagne est devenue un genre autonome.

Alexandre Calame (1840-1864), élève de Diday, devient le peintre « officiel » des hauts sommets alpins. Ses œuvres connaissent un immense succès à travers toute l’Europe. Elles se caractérisent par une représentation sans concession du paysage, un réalisme, une théâtralisation, déjà en germe chez Diday, mais qui trouve ici son point d’aboutissement.

Le torrent, paysage alpestre

Le torrent, paysage alpestre

© musée-château
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La naissance de l’intérêt pour Annecy, où une école de dessin existe depuis 1792, découle de la découverte des Alpes et du Mont-Blanc. Avec Prosper Dunant (1790-1878), fondateur de l’école de paysage d’Annecy, le lac devient un champ d’investigation sans limite. C’est l’introduction au sein du paysage de montagne d’un élément de calme et d’horizontalité en opposition à la verticalité acérée des roches. C’est un monde rassurant, sans hostilité, l’image d’une communion parfaite entre l’homme et la nature, chère à Rousseau. De nombreux peintres installent leur chevalet sur les bords du lac, tels Paul Cabaud, Firmin Salabert, Gabriel Loppé ou Louis-Auguste Lapito, le représentant sous toutes ses facettes, chacun avec une sensibilité propre.

Lac d'Annecy en hiver, janvier 1856

Lac d'Annecy en hiver, janvier 1856

© Denis Vidalie
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La comète de Donati de 1858

La comète de Donati de 1858

© Denis Vidalie
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Vue du lac d'Annecy

Vue du lac d'Annecy

© Denis Rigault
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Le Mont Blanc au lever du soleil. Vue des lapiaz du Parmelan

Le Mont Blanc au lever du soleil. Vue des lapiaz du Parmelan

© musée-château
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Enfin, le fonds d’arts graphiques du Musée-Château comprend plus de 3000 dessins, gravures et photographies du 17e au 20e siècles.
Afin de la mettre en valeur, un cabinet consacré à cette collection inédite a été inauguré en 2008. Ce nouveau lieu intégré au parcours des beaux-arts permet la programmation d’expositions thématiques renouvelées tous les quatre mois environ.

Une tempête du sud à Chère

Une tempête du sud à Chère

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Lac à l'aurore

Lac à l'aurore

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Le port d'Annecy avec Château

Le port d'Annecy avec Château

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Ascension du Mont-Blanc

Ascension du Mont-Blanc

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Les sources de l'Arveyron

Les sources de l'Arveyron

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Carnet de croquis Paysages de montagne glacier de la ...

Carnet de croquis Paysages de montagne glacier de la ...

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Mont- Blanc

Mont- Blanc

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